Le commerce européen continue de croître. Des concepts tels que le marché unique numérique prennent forme, et les consommateurs font de moins en moins de différences entre leur pays d’origine et leur pays d’achat. Récemment, une étude publiée par Pitney Bowes a montré qu’environ 70 % des consommateurs avaient déjà réalisé un achat en ligne sur un site étranger. Cependant, 55 % des clients n’achètent rien si le site n’est pas disponible dans leur langue maternelle.

Une entreprise qui rencontre encore des difficultés à obtenir les mêmes succès au niveau international que dans son pays d’origine devrait donc se pencher de plus près sur sa stratégie de traduction. Car oui, même si cela vous semble exagéré, une « stratégie de traduction » prend tout son sens si vous observez les ressources et les ventes qui y sont associées. Pourquoi alors ne pas planifier la traduction aussi intelligemment que l’implantation sur un nouveau marché ?


Traduction et localisation de site web : les bonnes pratiques


Stratégies d’internationalisations classiques

Une stratégie d’internationalisation classique commence généralement par les trois points suivants :

1) Public cible

Quel type de personnes a besoin de mon produit ou de ma prestation de services dans chaque pays cible ? Quelle est la taille de ces groupes, quelles sont leurs routines et leurs habitudes de consommation ?

2) Canaux de vente

Par le biais de quels canaux puis-je atteindre au mieux mon public cible ? Quelles plateformes, places de marché ou pages du site sont particulièrement populaires dans mon pays cible ?

3) Organisation

Qui prend en charge telle(s) ou telle(s) tâches pour le nouveau marché cible ? Dois-je tout organiser de manière centralisée ou dois-je travailler avec des collègues et des représentants locaux ? Quelle forme juridique dois-je choisir ?

Une fois que ces questions ont été traitées, la négociation peut commencer sur le marché étranger. Première étape : la stratégie de traduction de l’offre. Cette étape est basée sur les mêmes points stratégiques.

Faut-il mettre en place une stratégie de traduction ?

1) Public cible

Dans le contexte de la langue source, tout tourne autour de la capacité à formuler correctement ses perspectives : les particularités régionales doivent être prises en considération, ainsi que les différents niveaux de style.

Exemple : si je propose des cardigans sur le marché américain et que je ne les nomme pas « vestes », mais « cardigans », comme il est courant de les appeler en anglais britannique, il y aura un nombre plus faible de visiteurs à me trouver par le biais du référencement organique ainsi qu’un nombre plus faible de conversions ; les visiteurs partant alors du principe que les marchandises arrivent du Royaume-Uni, avec donc un délai de livraison plus long.

Mon conseil : demandez à des traducteurs natifs du pays cible de s’assurer de l’authenticité du texte et du respect des bonnes pratiques en matière de référencement.

2) Canaux de vente

Pour établir une relation de confiance avec les clients, la première étape peut consister à proposer vos produits sur un marché local. Dans ce cas, il est important de pouvoir intégrer de gros volumes de traductions sans pour autant perdre votre mise en page ou votre contenu. Les plug-ins ou les API constituent un bon moyen d’éviter les pertes de temps ou d’informations lors de l’intégration manuelle.

Si le canal de vente principal est votre propre site Internet, l’une des principales exigences en matière de traduction est la cohérence. Tous les contenus de pages doivent être dans la même langue, y compris les éléments de menu et les notes de bas de page.

Exemple : un fabricant de parapluies a soigneusement traduit ses informations produits et a peut-être même adapté au marché local les mailings et la conception. Toutefois, sur la page de paiement du site français, si un formulaire est incomplet, le logiciel envoie au client un message d’erreur… en portugais. Cela peut déclencher une certaine méfiance, voire l’arrêt de la procédure d’achat.

Mon conseil à ce sujet : procurez-vous un aperçu de tout le contenu du texte et testez le parcours de l’acheteur. Et ne croyez pas que « l’anglais comme langue universelle » suffise pour mettre en place une bonne stratégie de traduction.

3) Organisation

Le volume de vos traductions peut changer en fonction de l’évolution de la structure de votre entreprise. Vous n’aurez pas la même quantité de contenus à traduire si vous passer d’un Country Manager à l’ouverture d’une filiale locale avec une équipe de plusieurs personnes. Vous devez donc être flexible dans la gestion de votre stratégie de traduction.

Exemple : le Product Owner doit faire traduire en urgence 50 libellés en 3 langues, le service marketing vient de commander des supports de communication dans les mêmes langues il y a quelques heures, et la Country Manager sur place attend toujours une partie de ses fiches produits traduites. Si vous travaillez avec quelques freelances ou avec une équipe en interne, un tel scénario peut rapidement aboutir à un volume trop conséquent dans des délais trop courts.

Mon conseil : pour les traductions, utilisez un système dans lequel tout le monde peut envoyer son contenu et le confier à des traducteurs freelances, permettant en même temps de voir tous les projets et leur progression.

 

Les traductions sont si courantes dans l’internationalisation qu’elles ne devraient pas causer de maux de tête. Cela vaut donc la peine de les aborder de manière structurée dès le départ. Cela peut rapidement vous permettre d’augmenter le nombre de vos clients et de conversions sur votre site multilingue, sans avoir besoin de campagne de rebranding.

 

Pour une meilleure vue d’ensemble de ce que vous devez prévoir en matière de traduction de site web, téléchargez notre ebook gratuit !
Toutes les bonnes pratiques pour traduire et localiser votre site web

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L'internationalisation de A à Z

Le commerce européen continue de croître. Des concepts tels que le marché unique numérique prennent forme, et les consommateurs font de moins en moins de différences entre leur pays d’origine et leur pays d’achat. Récemment, une étude publiée par Pitney Bowes a montré qu’environ 70 % des consommateurs avaient déjà réalisé un achat en ligne sur un site étranger. Cependant, 55 % des clients n’achètent rien si le site n’est pas disponible dans leur langue maternelle.

Une entreprise qui rencontre encore des difficultés à obtenir les mêmes succès au niveau international que dans son pays d’origine devrait donc se pencher de plus près sur sa stratégie de traduction. Car oui, même si cela vous semble exagéré, une « stratégie de traduction » prend tout son sens si vous observez les ressources et les ventes qui y sont associées. Pourquoi alors ne pas planifier la traduction aussi intelligemment que l’implantation sur un nouveau marché ?


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Stratégies d’internationalisations classiques

Une stratégie d’internationalisation classique commence généralement par les trois points suivants :

1) Public cible

Quel type de personnes a besoin de mon produit ou de ma prestation de services dans chaque pays cible ? Quelle est la taille de ces groupes, quelles sont leurs routines et leurs habitudes de consommation ?

2) Canaux de vente

Par le biais de quels canaux puis-je atteindre au mieux mon public cible ? Quelles plateformes, places de marché ou pages du site sont particulièrement populaires dans mon pays cible ?

3) Organisation

Qui prend en charge telle(s) ou telle(s) tâches pour le nouveau marché cible ? Dois-je tout organiser de manière centralisée ou dois-je travailler avec des collègues et des représentants locaux ? Quelle forme juridique dois-je choisir ?

Une fois que ces questions ont été traitées, la négociation peut commencer sur le marché étranger. Première étape : la stratégie de traduction de l’offre. Cette étape est basée sur les mêmes points stratégiques.

Faut-il mettre en place une stratégie de traduction ?

1) Public cible

Dans le contexte de la langue source, tout tourne autour de la capacité à formuler correctement ses perspectives : les particularités régionales doivent être prises en considération, ainsi que les différents niveaux de style.

Exemple : si je propose des cardigans sur le marché américain et que je ne les nomme pas « vestes », mais « cardigans », comme il est courant de les appeler en anglais britannique, il y aura un nombre plus faible de visiteurs à me trouver par le biais du référencement organique ainsi qu’un nombre plus faible de conversions ; les visiteurs partant alors du principe que les marchandises arrivent du Royaume-Uni, avec donc un délai de livraison plus long.

Mon conseil : demandez à des traducteurs natifs du pays cible de s’assurer de l’authenticité du texte et du respect des bonnes pratiques en matière de référencement.

2) Canaux de vente

Pour établir une relation de confiance avec les clients, la première étape peut consister à proposer vos produits sur un marché local. Dans ce cas, il est important de pouvoir intégrer de gros volumes de traductions sans pour autant perdre votre mise en page ou votre contenu. Les plug-ins ou les API constituent un bon moyen d’éviter les pertes de temps ou d’informations lors de l’intégration manuelle.

Si le canal de vente principal est votre propre site Internet, l’une des principales exigences en matière de traduction est la cohérence. Tous les contenus de pages doivent être dans la même langue, y compris les éléments de menu et les notes de bas de page.

Exemple : un fabricant de parapluies a soigneusement traduit ses informations produits et a peut-être même adapté au marché local les mailings et la conception. Toutefois, sur la page de paiement du site français, si un formulaire est incomplet, le logiciel envoie au client un message d’erreur… en portugais. Cela peut déclencher une certaine méfiance, voire l’arrêt de la procédure d’achat.

Mon conseil à ce sujet : procurez-vous un aperçu de tout le contenu du texte et testez le parcours de l’acheteur. Et ne croyez pas que « l’anglais comme langue universelle » suffise pour mettre en place une bonne stratégie de traduction.

3) Organisation

Le volume de vos traductions peut changer en fonction de l’évolution de la structure de votre entreprise. Vous n’aurez pas la même quantité de contenus à traduire si vous passer d’un Country Manager à l’ouverture d’une filiale locale avec une équipe de plusieurs personnes. Vous devez donc être flexible dans la gestion de votre stratégie de traduction.

Exemple : le Product Owner doit faire traduire en urgence 50 libellés en 3 langues, le service marketing vient de commander des supports de communication dans les mêmes langues il y a quelques heures, et la Country Manager sur place attend toujours une partie de ses fiches produits traduites. Si vous travaillez avec quelques freelances ou avec une équipe en interne, un tel scénario peut rapidement aboutir à un volume trop conséquent dans des délais trop courts.

Mon conseil : pour les traductions, utilisez un système dans lequel tout le monde peut envoyer son contenu et le confier à des traducteurs freelances, permettant en même temps de voir tous les projets et leur progression.

 

Les traductions sont si courantes dans l’internationalisation qu’elles ne devraient pas causer de maux de tête. Cela vaut donc la peine de les aborder de manière structurée dès le départ. Cela peut rapidement vous permettre d’augmenter le nombre de vos clients et de conversions sur votre site multilingue, sans avoir besoin de campagne de rebranding.

 

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