La France est le 3ème marché du e-commerce en Europe, derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne, avec un chiffre d’affaire de 64,9 milliards d’euros en 2015. Affichant une croissance de 14,3 %, l’e-commerce français résiste bien à un contexte économique difficile.

Si l’e-commerce continue de progresser fortement en France, il reste peu tourné vers l’international par rapport à ses concurrents européens : près d’un e-commerçant français sur deux vend ses produits à l’étranger, contre plus de 70 % des e-commerçants britanniques.

C’est pourtant le moment idéal pour se lancer à l’international. On prévoit des taux de croissance records pour le e-commerce cross-border dans les années à venir, qui devrait atteindre 250 à 350 milliards de dollars en 2025. Le déploiement d’une stratégie internationale devient alors une étape incontournable pour les e-commerçants français.

Mais vers quels pays orienter cette stratégie ? Où les produits du e-commerce français se vendent-ils le plus ?

 

La Belgique et le Luxembourg [42 %]

 

La Belgique et le Luxembourg sont les principaux acheteurs du e-commerce français : 42% des e-commerçants français y vendent régulièrement des produits.

Si les marchés belges et luxembourgeois occupent cette position dominante, c’est en partie grâce à la monnaie unique, l’union douanière ainsi que la proximité géographique et linguistique entre nos pays : plus de 40% des belges parlent français.

Le marché belge reste cependant relativement modeste pour les e-commerçants, avec un chiffre d’affaires de 6 milliards d’euros en 2014, soit environ 10% du marché français.

 

L’Espagne [27 %]

 

27% des e-commerçants français vendent en Espagne. Le marché du e-commerce espagnol est particulièrement dynamique : c’est le 1er marché du e-commerce en Europe du Sud, devant l’Italie et la Turquie, avec un chiffre d’affaires de 17 milliards d’euros en 2014.

Les espagnols sont enclins aux achats à l’étranger : plus de 60% des acheteurs en ligne achètent déjà sur des sites étrangers.

Le marché espagnol offre par ailleurs deux avantages :

  • logistique : les acteurs du transport y sont nombreux, ce qui facilite la livraison des produits.
  • marketing : les coûts d’acquisition des campagnes marketing sont plus faibles que dans la plupart des pays européens.

 

L’Italie [26 %]

 

Comme l’Espagne, la proximité géographique et la monnaie unique favorisent les ventes cross-border : 26 % des sites e-commerce français vendent en Italie.

Le marché e-commerce italien totalise en 2014 un chiffre d’affaire de 13,3 milliards d’euros, avec un taux de croissance de 17,5 %. C’est l’un des taux de croissance les plus forts en Europe du Sud.

16,4 millions d’italiens effectuent des achats en ligne, mais seulement 6,5% des petites et moyennes entreprises italiennes vendent leurs produits en ligne selon la Commission Européenne (contre une moyenne de 16% dans l’Union Européenne): cet écart représente une belle opportunité pour les e-commerçants étrangers. 

Le marché italien souffre cependant d’une importante barrière d’entrée : la faiblesse de son infrastructure digitale. Le gouvernement a récemment annoncé un investissement de 6 milliards d’euros dans la modernisation des infrastructures haut débit du pays.

 

Le Royaume-Uni [17 %]

 

17% des e-commerçants français vendent au Royaume-Uni. Le pays est le champion du e-commerce européen, avec un chiffre d’affaire de 143,9 milliards de dollars en 2015.

Le marché britannique possède de nombreux atouts pour les e-commerçants :

  • Les britanniques dépensent en moyenne 3000€ par an dans leurs achats en ligne, c’est le record mondial
  • Le pays profite d’une excellente infrastructure digitale : 92 % des britanniques sont équipés d’internet, contre 83% en France.

Si le Royaume-Uni représente un marché à fort potentiel, la concurrence y est rude pour les e-commerçants étrangers. Le pays est particulièrement mature sur les sujets e-commerce et possède des acteurs nationaux très installés tels que Tesco, Argos, John Lewis, Next ou encore Sainsbury’s.

 

Les États-Unis [6,9 %]

 

Enfin, seuls 6,9 % des e-commerçants français vendent à destination des Etats-Unis. Ce pourcentage semble relativement faible quand on considère la taille du marché américain : avec un chiffre d’affaires de 363 milliards d’euros en 2014, les États-Unis sont le 2ème marché e-commerce au monde, derrière la Chine.

Les internautes américains achètent en réalité plutôt des produits sur des sites britanniques (49 %), chinois (39 %) et Canadien (34 %).

top-countries-buying-france 2

 

Les sites e-commerce français exportent donc, sans surprise, principalement vers les marchés européens. L’euro, la proximité géographique ainsi que l’union douanière favorisent les échangent au sein de l’Europe, qui devrait représenter un quart du e-commerce cross-border mondial en 2025. D’ici là, 83 % des acheteurs cross- border européens choisiront de consommer en ligne depuis un autre pays européen. Le e-commerce cross-border européen n’en est qu’à ses débuts !

 

Si vous aussi, vous souhaitez relever le défi de l’internationalisation, nous venons de publier notre guide de la vente cross-border en ligne en Europe. Vous y trouverez des conseils et bonnes pratiques d’experts du e-commerce afin d’accroître votre développement international en ligne.

Faits & chiffres