De nombreux français pensent avoir un bon niveau d’anglais par rapport à d’autres populations dans le monde. Cela peut être le cas en comparaison des compétences linguistiques de quelques voisins européens, mais cela ne suffit pas tout-à-fait à être compréhensible et pris au sérieux par une clientèle étrangère. Plusieurs entreprises françaises de vente en ligne commettent encore des erreurs banales sur leurs sites Web en anglais et perdent ainsi des clients potentiels qui ne comprennent pas l’offre affichée. Faites le test : votre site Web est-il parfaitement rédigé ?

Faux amis

Les erreurs liées aux « faux amis » sont fréquentes dans la mesure où l’anglais et le français comportent des mots qui se ressemblent. Du fait des racines indo-européennes communes aux deux langues, il est possible de reprendre certains mots et structures de phrase d’une langue à l’autre sans nuire à la compréhension globale. Toutefois, dans de nombreux cas, la similitude apparente de deux expressions est trompeuse et un mot prend une tout autre signification dans l’autre langue (ou, plus grave, n’a pas de signification). Tout le monde devrait savoir par exemple que le terme français « notice » est certes connu des Anglais, pour qui il désigne un avis ou un préavis et non pas une notice, dont la traduction en anglais doit être « note ». En outre, en particulier dans le domaine commercial, certains mots manifestement mal traduits apparaissent fréquemment sur des sites rédigés par des semi-professionnels :

  • Une entreprise française pensera ainsi se montrer cosmopolite en employant le terme « Headquarter » pour désigner son siège social sur sa page d’accueil, alors que c’est la forme plurielle « Headquarters » qui est exacte d’un point de vue grammatical. Ce mot-clé renvoie 15 fois plus de résultats dans Google que l’équivalent soi-disant international au singulier.
  • De même, la possibilité de plus en plus répandue de travailler depuis chez soi est parfois traduite par « Home Office ». Or, cette expression peut nous sembler pertinente et compréhensible mais elle risque de déconcerter un anglophone natif. Dans une offre d’emploi destinée à un public international, préférez l’expression exacte « Work from home » pour signaler que la personne recrutée pourra travailler depuis son domicile.
  • Vous souhaitez inviter les visiteurs de votre site Web à prendre rapidement rendez-vous avec l’une de vos conseillères clientèle ou un gestionnaire de compte ? Si le mot « date » ou « rendez-vous » peuvent vous sembler adéquats, rappelez-vous qu’en anglais, rendez-vous se dit toujours « appointment » ; tout autre mot a une connotation romantique qui peut s’avérer utile, mais pas dans un contexte professionnel.

Les exemples courants de faux amis tels que « chance », « demand » ou encore « expertise » sont à consulter ici.

 

Erreurs de localisation

Bien que les règles en la matière soient moins strictes que celles concernant le vocabulaire, vous devez veiller également au format des nombres. Ainsi, des montants en devise, des horaires ou d’autres valeurs mal localisées peuvent perturber votre audience internationale. Les erreurs les plus répandues concernent l’heure. Si vous êtes en relation avec des entreprises nord-américaines ou anglaises et si vous programmez une réunion pour 16h00, assurez-vous d’employer la forme « 4 p.m. » pour être compris sans équivoque par les anglophones natifs.

De même, pour les nombres à partir de 1000. Vous avez 2000 clients ? Sur un site Web destiné à des américains, vous devez insérer une virgule après le chiffre des milliers, ce qui donne 2,000. En revanche, pour indiquer des dimensions précises, par exemple le diamètre d’une tête de vis qui mesure exactement 2,00 cm remplacez la virgule par un point si vous vendez sur le marché américain, soit 2.00.

Les « petits » textes, que l’on oublie volontiers, font également partie des éléments à localiser. Il s’agit par exemple des messages d’erreur et des textes de remplacement (textes Alt). Si vous ne traduisez pas ces éléments en anglais, vous risquez de provoquer l’agacement des clients qui quitteront le site sans finaliser leur achat.

Fautes de frappe

Parmi les erreurs les plus fréquentes que l’on rencontre sur des sites Web traduits en anglais figurent les fautes d’orthographe. Parfois, elles résultent simplement de confusions entre les orthographes en anglais américain et en anglais britannique. Par exemple, si vous précisez dans le plus pur anglais britannique que votre entreprise se trouve dans le « City Centre »  (et non « Center ») mais que vous proposez un programme de fidélité tout-à-fait américain, soit un « Customer Program » (au lieu d’un « Programme »), alors les visiteurs de votre site risquent de s’apercevoir que vous mélangez deux cultures et de vous juger moins professionnel que vous ne l’êtes en réalité.

Outre ces incohérences, les commerçants en ligne francophones commettent souvent des erreurs de typographie simples, parce qu’ils sont troublés par un mot ou une expression semblables en français. Par exemple, vous proposez des articles cadeaux et vous écrivez « présent » au lieu de « present ». Vous n’êtes certainement pas le seul car ce genre de fautes de frappe est particulièrement répandu si l’on en croit les publications consacrées à cette problématique. On rencontre aussi très fréquemment l’orthographe « then » au lieu de « than » pour exprimer la comparaison (traduction de « que » en français), ou encore le mot « adress » écrit comme en français avec un seul d alors que l’orthographe correcte est « address ».

Dans tous les cas, respectez le principe suivant : même si vous pensez avoir produit un contenu de qualité, vous gagnerez toujours à demander une seconde relecture. D’autres astuces pour traduire et localiser votre site web sont réunies dans ce guide.
Toutes les bonnes pratiques pour traduire et localiser votre site web

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