Les Pays-Bas ont beau être un petit pays, ils n’en sont pas moins l’un des principaux acteurs économiques au monde. 41 543 km2 de territoire et 16 947 904 habitants recensés en 2016, soit 408 habitants par km2 (l’une des plus grandes densités d’Europe), cette « porte de l’Europe » détient 51% des centres de distribution européens sur son territoire.

Une population qualifiée et polyglotte, une législation pragmatique, une culture du commerce et une position géographique stratégique, autant de points forts qui ont fait des Pays-Bas un acteur mondial incontournable. Une véritable plaque tournante du commerce international qu’il faut néanmoins connaître si l’on veut l’apprivoiser et s’y implanter.

 

1. Les Pays-Bas : un pays en très bonne santé économique

Malgré la crise financière, l’économie du pays a su rester stable, et les consommateurs ont gardé le moral face à cette conjoncture. Le taux de chômage enregistré en 2015 était de 6,9% (contre 11,7% pour l’Union Européenne) et l’inflation de 1% (contre 0,5% pour l’Union Européenne.) Côté frenchy, les Pays-Bas ont toujours entretenu une excellente dynamique commerciale avec la France : près de 400 filiales françaises installées aux Pays-Bas et 650 filiales néerlandaises installées en France, mais aussi 16,7 milliards de $ d’importations néerlandaises depuis la France en 2014 et 36,1 milliards de $ d’exportations vers la France.

Fort de son immense port situé à Rotterdam (plus grand port d’Europe), le pays est résolument tourné vers le monde entier. C’est d’ailleurs le 6ème pays exportateur mondial, 2ème dans le secteur de l’agroalimentaire.

 


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2. De nombreux secteurs porteurs… dont l’e-commerce

Le secteur transport et logistique est l’un des plus importants du pays. Mais 8 autres secteurs sont à garder en ligne de mire car offrent de belles opportunités commerciales : 1. la haute technologie ; 2. la gestion de l’eau : 3. la chimie ; 4. l’énergie ; 5. l’industrie créative ; 6. l’agroalimentaire ; 7. les fleurs ; 8. la santé et les sciences.

Sans oublier le e-commerce, car avec 99% de sa population connectée (Internet ou mobile), les Pays-Bas ne sont pas en reste. 57% de cette population utilise même plus de 2 moyens d’accès Internet par jour. Ce secteur a vu son chiffre d’affaires décoller de 16% en 2016, et avec 18% des transactions e-commerces réalisées à partir d’un mobile, le e-commerce est un réel vecteur d’opportunités pour les entreprises.

Ce fort attrait des Hollandais pour l’achat en ligne explique notamment l’augmentation progressive des dépenses dans la publicité digitale. En 2015, elles représentaient 36,6% du total des dépenses publicitaires aux Pays-Bas. Les prévisions pour 2019 sont de 43,5%.

44 % de cette population souhaiterait également avoir la même expérience quel que soit le canal de diffusion : en magasin, en ligne ou sur mobile. L’omnicanal a donc une place très importante dans l’expérience consommateur.

Si le secteur du e-commerce vous tente, sachez que contrairement à la France, les flamands et néerlandais n’utilisent pas la carte bancaire en moyen de paiement principal, mais l’outil iDEAL. 60% des transactions sur Internet sont réalisées via ce système : basé sur le virement bancaire, iDEAL sécurise la transaction aussi bien pour l’acheteur que pour le vendeur. Les paiements sont obligatoirement effectués en moins de 24 heures et sont obligatoirement traités, limitant ainsi considérablement les risques de fraude. Cet outil étant majoritaire sur le marché des Pays-Bas, il faudra vous familiariser avec si vous voulez faire du e-commerce aux Pays-Bas.

E-commerce aux Pays-Bas

Vous devrez aussi prendre en compte les conditions de livraison : aux Pays-Bas, sur la plupart des grands sites e-marchands, si vous commandez avant 14h, vous recevez votre commande le jour-même. Si vous commandez avant 23h, vous recevrez votre commande le lendemain. Il faudra donc être très vigilants sur les modalités de livraison si vous voulez rester dans la course. De plus, le consommateur accorde une grande importance à la gratuité de la livraison ainsi qu’aux retours gratuits. 

 

3. Des consommateurs exigeants, éduqués et au haut pouvoir d’achat

Les habitants des Pays-Bas profitent d’une qualité de vie élevée : un PIB par habitant estimé à 39 367€ en 2015, ce qui place le pays au 12ème rang mondial (la France arrivant en 25ème position). Ce qui n’en rend pas moins le consommateur exigeant et vigilant sur ses dépenses : celui-ci est extrêmement attaché à la qualité du produit, mais aussi à l’éthique et à la transparence de l’entreprise chez qui il achète.

La confiance est la pierre angulaire dans l’acte d’achat aux Pays-Bas. Les services clients des entreprises hollandaises sont d’ailleurs tous « client oriented » car là-bas, le client est roi ! Et pour être sûr qu’il fait son achat au bon endroit, le consommateur hollandais n’hésite pas à aller se renseigner sur les entreprises et les marques directement en ligne. C’est pourquoi la réputation des entreprises est à travailler dans le moindre détail, y compris sur les réseaux sociaux via le community management.

Cette exigence, le consommateur hollandais est prête à la payer : du fait de son haut pouvoir d’achat, il n’a pas peur de mettre le prix s’il se sent en confiance dans le processus d’achat et s’il est certain de la bonne composition/fabrication de son produit : peu de composants chimiques, ni néfaste pour leur santé ni pour l’environnement, fabriqué dans des conditions respectueuses des travailleurs, etc.

 

4. Une législation et une politique fiscale favorables aux investisseurs

> Quel statut pour votre entreprise ?

Aux Pays-Bas, il existe 2 types de sociétés de capitaux à responsabilité limitée (c’est-à-dire que les associés sont tenus responsables des dettes sociales dans la limite du montant de leur apport au capital) :

Les sociétés à responsabilité limitée « privées » (= SARL), dites BV (besloten vennootschap)

  • Peuvent être créées avec un capital minimal, libéré, de 18 000€.
  • Le transfert de leurs actions est toujours soumis à une clause d’agrément définie dans les statuts, prévoyant soit une autorisation préalable d’une assemblée générale des actionnaires, ou d’un autre organe de décision, soit un droit de préférence pour les autres actionnaires.

Les sociétés à responsabilité limitée « publiques » (= SA), dites NV (naamloze vennootschap)

  • Peuvent être créées avec un capital minimal de 45 000€.
  • Leurs actions peuvent être cotées.

Depuis 2004, il existe également une nouvelle forme de société commerciale : la SE, soit la Société Européenne à responsabilité limitée. Ses caractéristiques sont les mêmes que pour une NV aux Pays-Bas, à l’exception du fait que la SE pourra transférer son siège social dans un autre Etat membre. Une NV peut être transformée en SE, ce qui n’est pas possible pour une BV (qui devra donc être transformée en NV au préalable).

> Une fiscalité souple et progressive

Les sociétés étrangères ne sont imposables que sur une certaine catégorie de bénéfices, notamment ceux provenant d’établissements secondaires ou de revenus fonciers. Le taux d’imposition est progressif : 20 % sur les premiers 25 000 euros, 23 % sur la tranche entre 25 000 et 35 000 euros et 25,5 % au-delà de 35 000 euros.

 

5. Une approche culturelle différente

Avant tout, 5 choses essentielles à retenir sur les hollandais : leur ponctualité, leur pragmatisme, leur sobriété, leur confiance et leur ouverture.

> La ponctualité et l’efficacité des rendez-vous d’affaires

Rendez-vous rigoureusement planifiés, peu de flexibilité pour les reporter ou les prolonger : l’efficacité est le mot d’ordre des rencontres professionnelles aux Pays-Bas, elle prime même sur la convivialité.

> Efficacité et droit au but !

Cela peut manquer un peu de chaleur humaine au premier abord mais contrairement à la France où la vie personnelle déborde facilement sur le professionnel, les Pays-Bas restent pragmatiques, question d’efficacité.

> Un peuple ouvert et une hiérarchie d’entreprise horizontale

En entreprise, quel que soit son poste, tout le monde est invité à donner son avis. La relation entre salarié et supérieur reste informelle, l’égalité règne, et le patron se fait très souvent appeler par son prénom et même tutoyer.

> Quand ils actent un contrat (même oral), ils tiennent parole

Ne soyez pas surpris : aux Pays-Bas, l’accord oral a autant d’importance qu’un accord écrit. Ils s’engagent et tiennent parole. Cependant, afin d’éviter tout malentendu, n’hésitez pas à confirmer par écrit un accord ou contrat oral pris avec un local.

> La sobriété est de mise

La carte de visite néerlandaise est plus sobre que la carte française, mais cela ne veut pas dire pour autant que cette personne a moins de poids dans la société.

> Flamand et néerlandais : ce n’est pas pareil !

La communication d’une entreprise qui souhaite s’implanter aux Pays-Bas doit au moins être réalisée en anglais : dans l’idéal, en néerlandais et flamand également. Oui, car néerlandais et flamand, ce n’est pas pareil : c’est un peu ce que le québécois est au français !

 

BONS À SAVOIR :

✔︎ Profitez des programmes d’aide créés par les Pays-Bas pour aider les investisseurs étrangers à s’installer. Découvrez-les sur le site www.subsidieshop.nl ou n’hésitez pas à consulter un expert-comptable ou un avocat local.

✔︎ Les principales communes (La Haye, Amsterdam, Rotterdam…) proposent également des guichets dédiés aux entreprises pour les aider dans la recherche de vos locaux, les permis, les affaires juridiques, etc. 

✔︎ Renseignez-vous également auprès des Chambres de Commerce sur www.kvk.nl et sur le site de l’agence pour les investissements étrangerswww.nfia.nl

✔︎ Les Pays-Bas sont friands de permis de construire : en moyenne, les entrepreneurs ont besoin de 12 permis par an. Vous aurez notamment besoin d’un permis d’établissement pour les secteurs de la construction, de l’installation, des transports et le secteur de l’alimentaire.

Vous aurez aussi peut-être besoin d’un permis de construire (bouwvergunning) ou d’un permis environnemental (milieuvergunning). Rapprochez-vous de la commune où vous souhaitez vous implanter : certaines d’entre elles ont créé des permis intégraux (integrale vergunning) pour faciliter les démarches.

 

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